Vincent Tourraine
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dotSwift, an 2

#Swift

La deuxième édition de dotSwift se déroulait vendredi à Paris. Elle garde le même format, c’est à dire un après-midi avec des interventions de vingt minutes, chacune suivie d’une courte session questions-réponses avec le conférencier, et accompagnées de lightning talks.

dotSwift, image dotswift.io
dotSwift, image dotswift.io

La grande différence avec l’édition précédente, c’est le recul (évidemment tout relatif) vis-à-vis du langage. Pour les speakers comme pour le public, l’année passée a fait de la différence. Les optionals, par exemple, étaient le sujet d’une présentation l’année dernière, alors qu’ils font maintenant partie des acquis supposés. Pas de retour d’expérience général sur la transition vers Swift, cette année il s’agit d’aborder des sujets plus pointus et/ou plus concrets. Au programme : des notions de langage protocol oriented, du code asynchrone, et des conseils pour participer à la communauté open-source.

Ça pourrait même sembler déjà trop avancé pour un langage que la plupart des développeurs iOS commencent à peine à mettre en pratique, mais ce genre de conférences ne se prête pas vraiment à des introductions trop générales non plus. Le problème, à l’inverse, vient peut-être du format des présentations. En seulement vingt minutes, difficile d’entrer dans le vif d’un sujet pointu. Ce n’est pas par hasard si les sessions de la WWDC durent jusqu’à une heure. La brièveté imposée a bien sûr ses avantages, mais certains talks auraient sûrement mérité plus d’approfondissement. J’ai l’impression qu’on pourrait combiner des formats courts avec des formats plus longs, idéalement autour d’un thème commun. C’est sans doute trop demander pour une conférence qui dure une demi-journée.

Par ailleurs, cette seconde édition bénéficie grandement de la présence de Daniel Steinberg dans le rôle de maître de cérémonie. Il faut bien dire que des questions préparées par un interlocuteur unique sont globalement plus intéressantes que celles improvisés par le public.

Mon reproche principal concerne en fait la salle qui accueille dotSwift cette année encore (comme l’intégralité des dotConferences, me semble-t-il). Le lieu est magnifique, c’est évident, et je comprends bien l’attrait promotionnel d’un tel choix. Mais les sièges sont plutôt étroits (au point de devoir le mentionner dans les mails de préparation), et la salle de réception est trop petite pour échanger confortablement durant les pauses. Rien d’insupportable, mais j’apprécierais un endroit plus confortable.

Daniel Steinberg à dotSwift 2016, photo Nicolas Ravelli, CC BY-SA 2.0
Daniel Steinberg à dotSwift 2016, photo Nicolas Ravelli, CC BY-SA 2.0

Dans l’ensemble, pas de doute, dotSwift 2 est une réussite. Avec le projet Swift tout juste open-sourcé par Apple, on ne devrait pas s’ennuyer en attendant la prochaine édition.

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